Le cheval au galop de l’A10

Le cheval au galop de l’A10

L’œuvre « Ride on the highway » de l’artiste MA ZHONG YI s’expose sur le chantier de la 3e voie de l’A10 (entre Chambray-lès-Tours et Veigné)

Cette nouvelle monstration ETNA a les honneurs de la Nouvelle République ce matin.
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Depuis le 15 décembre 2017 et jusqu’au 19 janvier 2018, le chantier de la 3e voie de l’A10 accueille, dans le cadre du projet ETNA (Espace Temporaire Numérique et Artistique), l’œuvre de l’artiste MA ZHONG YI « Ride on the highway » qui incite les conducteurs à lever le pied sur le chantier. Une façon inédite pour VINCI Autoroutes de rappeler que la sécurité est aussi une priorité sur les portions d’autoroutes en travaux.

Située sur l’A10 dans le sens Paris-Bordeaux quelques centaines de mètres après la sortie Joué-lès-Tours (n°24), cette monstration poétique invite les conducteurs attentifs à circuler aux côtés d’un cheval au galop qui évolue sur les 105 panneaux figuratifs et cinétiques réalisés par l’artiste.

« …Mettant ma main dans le vent, je sens le ruban se dérouler au milieu du paysage.

Le paysage en fond, l’acteur au premier plan, que ce soit un cheval ou une Mustang.
Je suis à côté de moi, qui est un récit, et moi, son reflet.

J’ai le choix de m’intégrer au décor ou de rester dans une cage.Il vaut mieux rester dans une cage et laisser l’esprit s’évader à ma place.

Sur cette ligne droite, d’un point à l’autre, je réduis le temps, mais je repasse aux mêmes endroits et lui rembourse les dettes du passé, en lui devant ma présence… ».

L’œuvre est proposée par MA ZHONG YI, l’un des quatre lauréats artistiques sélectionnés dans le cadre du projet ETNA (espace temporaire numérique et artistique), en collaboration avec l’association Mode d’Emploi et VINCI Autoroutes.

Biographie de l’artiste MA ZHONG YI

MA ZHONG YI a grandi à Shanghaï et s’installe à Tours où il obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) à l’École des Beaux-Arts. Il y enseigne les arts plastiques de 2011 à 2013. Il dit «parler français en chinois» grâce au mélange des images et des mots contenus dans l’écriture chinoise. Cette pratique, selon lui, participe à la liberté d’expression et interprétation de l’art. Être bilingue est notamment pour lui un outil d’observation des détails, qui nous échappent parfois. D’un geste artistique aigre-doux et souvent performatif, il communique à travers des médiums variés. Il enseigne à l’École d’art Janine Haddad à Sarcelles et il est vice-président de l’association VIA Paris depuis 2015.